spécial des lettres, des sciences et des arts. (Oui ! Dans cette guerre, honteuse pour le pouvoir, honorable pour le poëte, M. Lemercier eut en dix ans, cinq grands drames tués sous lui. Pour les rajuster tant bien que mal et y retrouver, à quelques lacunes près, la vérité totale, il suffit d’un sage ; pour les souder ensemble et leur rendre l’unité, il faudrait Dieu. Un feuillet de 25,2 x 18,5 cm, replié deux fois afin de former… Il avait donné le dôme des Invalides pour sépulcre au grand Turenne ; mais il avait donné le fossé de Vincennes pour tombe au petit-fils du grand Condé. Une fois on le vit au milieu de quatorze personnes souveraines, sacrées et couronnées, assis entre le césar et le czar sur un fauteuil plus élevé que le leur. Dans ces moments-là, Messieurs, il sied qu’une imposante réclamation s’élève, il est moral que l’intelligence dise hardiment son fait à la force ; il est bon qu’en présence même de leur victoire et de leur puissance, les penseurs fassent des remontrances aux héros, et que les poëtes, ces civilisateurs sereins patients et paisibles, protestent contre les conquérants, ces civilisateurs violents. amélioration financière douteuse, me présenteraient une faute dernier mot des sociétés civilisées ! Rien donc, non, rien n’a dégénéré chez nous. embarras de la situation. La vie du poète Victor-Marie Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé français. Après les caresses, je l’ajoute à regret, vinrent les persécutions. La conservation des monuments historiques. certaines doctrines fatales passent de l'esprit impitoyable des M. Victor Hugo, ayant été élu à l’Académie française à la place laissée vacante par la mort de M. Népomucène Lemercier, y est venu prendre séance le jeudi 5 juin 1841, et a prononcé le discours suivant : Au commencement de ce siècle, la France était … Est-ce que par hasard cette assemblée aurait fait faire au poëte cette tragédie ? Quoi qu’il en soit, Agamemnon est une œuvre, une des plus belles tragédies de notre théâtre, sans contredit, par l’horreur et par la pitié à la fois, par la simplicité de l’élément tragique, par la gravité austère du style. Quand je dis: Il faut ôter au corps et donner à l'âme, vous ne vous Les puissants écrivains, les nobles poëtes, les maîtres éminents qui sont parmi vous, regardent avec douceur et avec joie de belles renommées surgir de toutes parts dans le champ éternel de la pensée. Qu’on me pardonne cette faiblesse, j’admire mon pays et j’aime mon temps. C’était un de ces esprits qui donnent plus d’attention aux causes qu’aux effets, et qui critiqueraient volontiers la plante sur sa racine et le fleuve sur sa source. être donnés a tous. où elles sont plus nécessaires que jamais, le moment où, loin de les Il était prince par le génie, par la destinée, et par les actions. Bientôt il cessa tout à fait de voir l’empereur. L’expansion des idées, c’est le mouvement qui lui est propre. Il se savait trop historique pour ne point avoir souci de l’histoire ; il se sentait trop poétique pour ne pas s’inquiéter des poëtes. Et puis, si les coalitions, les réactions et les congrès ont bâti une France, les poëtes et les écrivains en ont fait une autre. quel est, en effet, j'en appelle à vos consciences, j'en appelle Cette espèce de demi-jour ou de demi-obscurité qui ressemble à la tombée de la nuit et qui se répandit sur de certaines époques, est nécessaire pour que la Providence puisse, dans l’intérêt intérieur du genre humain accomplir sur les sociétés vieillies ces effrayantes voies de fait qui, si elles étaient commises par des hommes, seraient des crimes, et qui, venant de Dieu, s’appellent des révolutions. He is considered one of the greatest and best-known French writers. que les fondations libérales de la convention. développements. ainsi dire, l’esprit de l’homme ; il faut, et c'est à la grande tachés de sang. Quoi qu’on en puisse dire, je ne crois pas plus à l’affaiblissement graduel de la France qu’à l’amoindrissement progressif de la race humaine. Comme vous le disait il y a douze ans, en prenant séance parmi vous, mon illustre ami M. de Lamartine, vous n’en laisserez aucune sur le seuil ! Lebrun l’aima tant, qu’il n’a pas fait une seule épigramme contre lui. Je ne contrefaçon… . On pouvait sans crime se laisser éblouir. ma pensée. Ainsi, à vingt ans, il avait déjà vu décapiter, dans les trois êtres les plus sacrés pour lui après son père, les trois choses de ce monde les plus rayonnantes après Dieu, la royauté la beauté et le génie ! l'intelligence, j'appelle sur ce point l'attention de l'Assemblée ; la Nous arrivons après nos pères ; ils sont fatigués, soyons respectueux. La plus belle citation de Victor Hugo est : « Une femme qu'on aime est toute une famille. À Dieu ne plaise, Messieurs, qu’en vous rappelant tout à l’heure combien la France était puissante et superbe il y a trente ans, j’aie eu un seul moment l’intention impie d’abaisser, d’humilier ou de décourager, par le sous-entendu d’un prétendu contraste, la France d’à présent ! Page: sur 4. Ombrageux et sans cesse prêt à se cabrer, plein d’une haine secrète et souvent vaillante contre tout ce qui tend à dominer, il paraissait avoir mis autant d’amour-propre à se tenir toujours de plusieurs années en arrière des événements que d’autres en mettent à se précipiter en avant. Sur toute la surface des trois continents, partout où germe une idée un livre français a été semé. Vous le voyez, je ne suis pas de ceux qui désespèrent. plusieurs plaidoyers contre la peine de mort (Que dit la société ? Comme je viens de vous le rappeler, les plus illustres princes sollicitaient son amitié, les plus anciennes races royales cherchaient son alliance, les plus vieux gentilshommes briguaient son service. Posté le 15 septembre 2004 21 janvier 2020 Auteur admin. La tradition, Messieurs, importe à ce pays. C'est l'existence de Le citoyen Hugo.....Et qui permettrait de diminuer, de supprimer même les énormes dépenses spéciales qui résultent des embarras de la situation. Ce … VICTOR HUGO (1802-1885) – Discours du 14 janvier 1850 lors de la discussion de la loi Falloux. Soyons justes envers tous, envers ceux qui ont accepté l’empereur pour maître comme envers ceux qui l’ont accepté pour adversaire. une seule administration et tenu dans une seule main. Liste des citations de Victor Hugo sur discours classées par thématique. Close . (Très bien ! Or, la tradition, l’unité et l’expansion, en d’autres termes, la stabilité, le pouvoir et la liberté, c’est la civilisation même. Le député commence en posant son sujet dans une question :« La misère, Messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est la misère ». encore, et si vous n’y preniez garde, pourrait, dans un temps donné, En effet, une mélancolie profonde, mêlée à je ne sais quelle terreur presque révolutionnaire, couvre toute cette grande œuvre. Et puis comme Paris, comme la France, la Convention se mouvait dans cette clarté crépusculaire de la fin du siècle qui attachait des ombres immenses aux plus petits hommes, qui prêtait des contours indéfinis et gigantesques aux plus chétives figures, et qui, dans l’histoire même, répand sur cette formidable assemblée je ne sais quoi de sinistre et de surnaturel. (Sensation.) Un esprit vulgaire, appuyé sur la toute-puissance, eût dédaigné peut-être cette rébellion du talent ; Napoléon s’en préoccupait. Elle est par la tradition et elle vit par l’expansion. Tous deux plus tard ont illuminé l’intérieur d’une sombre épopée avec je ne sais quelle vague réverbération de ces deux pandémoniums. C’est elle qui rédige I’ordre du jour de la pensée universelle. Une fois pourtant en janvier 1812, à 1’époque culminante des prospérités de Napoléon, quelques semaines après la suppression arbitraire de son Camille, dans un moment où il désespérait de jamais faire représenter aucune de ses pièces tant que l’empire durerait, il dut, comme membre de l’Institut, se rendre aux Tuileries. Entre 1846 et 1880, Victor Hugo a prononcé une centaine de discours dans plusieurs assemblées politiques. le ministère de l'intérieur. Le moment Commentaire de texte de 3 pages en histoire & philosophie du droit : Commentaire du discours de Victor Hugo du 21 mai 1850. In France, Hugo's literary fame comes first from his poetry and then from his novels and his dramatic achievements. Le côté délicat des mœurs s’use et s’amoindrit au frottement des idées brutales ; le sabre devient le seul outil de la société ; la force se forge un droit à elle ; le rayonnement divin de la bonne foi, qui doit toujours éclairer la face des nations, s’éclipse à chaque instant dans l’ombre où s’élaborent les traités et les partages de royaumes ; le commerce, l’industrie, le développement radieux des intelligences, toute l’activité pacifique disparaît ; la sociabilité humaine est en péril. Et qu’on ne se méprenne pas ici sur le sens et sur la portée de mes paroles, je suis de ceux qui pensent que la guerre est souvent bonne. qui donnerait confiance à la France, qui ferait renaître l'ordre, le L’absorption insensible des commotions de l’avenir par les progrès du présent ; l’adoucissement des mœurs ; l’éducation des masses par les écoles, les ateliers et les bibliothèques ; l’amélioration graduelle de l’homme par la loi et par 1’enseignement, voilà le but sérieux que doit se proposer tout bon gouvernement et tout vrai penseur ; voilà la tâche que s’était donnée Malesherbes durant ses trop courts ministères. Chaque parti en a ramassé un morceau. Que signifiait cette résistance ? Messieurs, la race aînée contenait la tradition historique ; la Convention contenait l’expansion révolutionnaire ; Napoléon contenait l’unité nationale. Sa renommée militaire était immense, ses conquêtes étaient colossales. Le citoyen Victor Hugo. La racine, le tronc et le feuillage, c’est tout l’arbre. mouvement, vous l'avez déjà ; il ne s'agit que de l'utiliser et de le Le citoyen victor Hugo. Leur vie se côtoya pendant quelques années. Dans son discours d'ouverture du Congrès international de la Paix à Paris, le 21 août 1849, Victor Hugo, qui en est le président, se montre un visionnaire sur la nécessité d'une Europe unie qu'il appelle de ses voeux, un siècle avant que ne s'amorce la construction européenne. – Sans compter le Lévite d’Éphraïm proscrit par le comité du salut public, comme dangereux pour la philosophie ; le Tartufe révolutionnaire proscrit par la Convention, comme contraire à la république ; la Démence de Charles VI proscrite par la restauration, comme hostile à la royauté ; sans m’arrêter au Corrupteur, sifflé, dit-on, en 1823, par les gardes du corps ; en me bornant aux actes de la censure impériale, voici ce que j’ai trouvé : Pinto, joué vingt fois, puis défendu ; Plaute , joué sept fois, puis défendu ; Christophe Colomb, joué onze fois militairement devant les baïonnettes, puis défendu ; Charlemagne, défendu ; Camille, défendu. Je ne rentrerai pas dans cette Assemblée ! Un peu avant cette époque, il avait connu l’officier de fortune qui devait succéder plus tard au directoire. Ce budget devrait, par toutes les raisons ensemble, être réuni dans République. dans les carrefours, dans les places publiques ; quand donc Que suis-je, d’ailleurs, Messieurs, pour m’arroger ce droit de critique suprême ? d'un côté, la barbarie dans la rue, et de l'autre, le On pourvoit à l'éclairage des Lors de l'exil, il mènera une campagne auprès de la population de Guernesey pour la commutation de la peine du criminel John Tapner et échoue face à l'inflexibilité du secrétaire d'État de l'Intérieur, Lord Palmerston. meilleur, en un mot ; il faudrait faire pénétrer de toutes parts la Chaque matin il arrivait à l’ouverture de la séance et s’asseyait dans la tribune publique parmi ces femmes étranges qui mêlaient je ne sais quelle besogne domestique aux plus terribles spectacles, et auxquelles l’histoire conservera leur hideux surnom de tricoteuses. j'y persiste. Victor Hugo et l'art de convaincre: Le récit hugolien : rhétorique, argumentation, persuasion (Collection L'univers des discours) (French Edition) [Halsall, A. W] on Amazon.com. Au milieu de cette France qui avait la victoire, la force, la puissance, l’empire, la domination, la splendeur ; au milieu de cette Europe émerveillée et vaincue qui, devenue presque française, participait elle-même du rayonnement de la France, que représentaient ces six esprits révoltés contre un génie, ces six renommées indignées contre la gloire, ces six poëtes irrités contre un héros ? Il était compris, grondé et adoré de ses soldats, vieux grenadiers familiers avec leur empereur et avec la mort. Je viens de vous montrer à quel point l'économie serait petite ; je Ce sévère poëme a vraiment le profil grec. La meilleure citation de Victor Hugo préférée des internautes. vous devenez tout rouge. Dieu met quelquefois des idées dans certains faits et dans certains hommes comme des parfums dans des vases. (Applaudissements.) pas, messieurs, les intelligences qui manquent, ce ne sont pas les remède à l'embarras de nos finances n'est pas dans quelques économies Ajoutons qu’à cette époque où chaque jour était une journée, les choses marchaient si vite, l’Europe et la France, Paris, et la frontière, le champ de bataille et la place publique avaient tant d’aventures, tout se développait si rapidement, qu’à la tribune de la Convention nationale l’événement croissait pour ainsi dire sous l’orateur à mesure qu’il parlait, et, tout en lui donnant le vertige, lui communiquait sa grandeur. M. Lemercier, qui portait intérêt au jeune artilleur de Toulon, la lui conseilla. Vous avez lu vos documents ! à vos sentiments à tous, quel est le grand péril de la situation êtes tombés dans une méprise regrettable, vous avez cru faire une M. Victor Hugo a la parole. Il semble, en ce moment-là, que la Providence trouve l’homme trop petit pour ce qu’elle veut faire, qu’elle le relègue sur le second plan et qu’elle entre en scène elle-même. Les propos d'Hugo ont été tenus le 18 mai 1879, à l'occasion d'un banquet en l'honneur de l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage. (2 points) L’idée exprimée par Victor Hugo est la nécessité d’une association des nations européennes dans l’objectif d’établir une paix durable. La question de Et puis pour dire toute ma pensée, en aucun cas je ne reconnaîtrais aux générations nouvelles ce droit de blâme rigoureux envers nos anciens et nos aînés. Et vous-mêmes, en réfléchissant que si, par hasard, moi qui ne peux être que fidèle à des convictions hautement proclamées toute ma vie, j’articulais une restriction au sujet de M. Lemercier, cette restriction porterait peut-être principalement sur un point délicat et suprême, sur la condition qui, selon moi, ouvre ou ferme aux écrivains les portes de l’avenir, c’est-à-dire, sur le style, en songeant à ceci, je n’en doute pas, Messieurs, vous comprendrez ma réserve et vous approuverez mon silence. vais vous montrer maintenant combien le ravage serait grand. (C’est vrai !). Il avait nommé la Tour d’Auvergne premier grenadier de la république ; mais il avait aboli la république. Le duc de Fitz-James et le prince de Talleyrand, madame de Lameth et M. de Florian, la duchesse d’Aiguillon et madame Tallien, Bernardin de Saint-Pierre et madame de Staël lui firent fête et l’accueillirent. L’avenir parle dans l’un et vit dans l’autre. Exposé de 6 pages en histoire contemporaine : XIXe, XXe et XXIe : La liberté de l'enseignement . revenus, qui consacrerait tous les ans à sa culture intellectuelle par question de l'intelligence est identiquement la même que la question II plaida quelque temps pour son droit et pour sa pensée par d’énergiques réclamations directement adressées à Bonaparte lui-même. Je rougis et vous pâlissez. Insignifiantes au point de vue financier. On a plus de raisons que jamais de le dire aujourd’hui que son monument est terminé, aujourd’hui que l’édifice construit par cet esprit a reçu cette fatale dernière pierre que la main de Dieu pose toujours sur tous les travaux de l’homme. très bien ! Il me semble que cela ne peut être dans les desseins du Seigneur, qui successivement a fait Rome pour l’homme ancien et Paris pour l’homme nouveau. C’était un victorieux, et, comme tous les victorieux, c’était un ami des lettres. Le discours de Victor Hugo appuie la proposition d'Armand de Melun visant à constituer un comité destiné à « préparer les lois relatives à la prévoyance et à l'assistance publique ». Il n’a plus la royauté à défendre contre l’échafaud comme en 93, ou la liberté à sauver du bâillon comme en 1810 ; il a la civilisation à propager. Par le Cependant, Messieurs, n’allons pas au delà du possible. Le miroir de la vérité s’est brisé au milieu des sociétés modernes. Il n’y eut pas que cela, Messieurs ; il y eut aussi service rendu à l’humanité. Lecture; Résumé ; Sommaire; Extraits; Full-screen mode. Par décret impérial, il divisait la Prusse en quatre départements, il mettait les Iles Britanniques en état de blocus, il déclarait Amsterdam troisième ville de l’empire, – Rome n’était que la seconde, – ou bien il affirmait au monde que la maison de Bragance avait cessé de régner. Voulez-vous savoir le résultat ? Mais que ces jeunes renommées, que ces beaux talents, que ces continuateurs de la grande tradition littéraire française ne l’oublient pas : à temps nouveaux, devoirs nouveaux. Lisez le TOP 10 des citations de Victor Hugo pour mieux comprendre sa vie, ses actes et sa philosophie. proposées par le comité des finances sur ce que j'appellerai le budget comment combattre le développement des tendances matérielles ? Le successeur de Charles-Quint, l’arrière-petit-fils de Louis XIV, le roi des Espagnes et des Indes, lui demandait pour femme une de ses sœurs. On pourrait dire : Un artiste, un Discours sur la tombe d'Émilie de Putron, 19 janvier 1865 de. grave que je vous signalais en commençant), quel moment choisit-on Dès que Napoléon l’aperçut, il vint droit à lui.– Eh bien, Monsieur Lemercier, quand nous donnerez-vous une belle tragédie ? l’impulsion sympathique, c’est l'encouragement enthousiaste d'un grand Chaque année il reculait les frontières de son empire au delà même des limites majestueuses et nécessaires que Dieu a données à la France. de Tout dans le continent s’inclinait devant Napoléon, tout, – excepté six poëtes, Messieurs, – permettez-moi de le dire et d’en être fier dans cette enceinte, – excepté six penseurs restés seuls debout dans l’univers agenouillé ; et ces noms glorieux, j’ai hâte de les prononcer devant vous, les voici : DUCIS, DELILLE, MADAME DE STAEL, BENJAMIN CONSTANT, CHATEAUBRIAND, LEMERCIER. Il était au-dessus de l’Europe comme une vision extraordinaire. Vos prix et vos couronnes ne s’arrêtent pas au talent, ils atteignent jusqu’à la vertu. La postérité seule,– c’est là encore une de mes convictions,– a le droit définitif de critique et de jugement envers les talents supérieurs. Messieurs, ce sont là des faits incontestables. Le Long-Parlement absorbait Milton, la Convention attirait Lemercier. Précisément À mesure que nous, générations nouvelles, nous voguons d’année en année vers l’inconnu, les trois objets immenses que M. Lemercier rencontra sur sa route, qu’il aima, contempla et combattit tour à tour, immobiles et morts désormais, s’enfoncent peu à peu dans la brume épaisse du passé. Suivant. *FREE* shipping on qualifying offers. Il soutient la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte élu Président de la République en décembre 1848. Il ne lui suffisait pas d’avoir muselé les passions populaires, il eût voulu soumettre Benjamin Constant ; il ne lui suffisait pas d’avoir vaincu trente armées, il eût voulu vaincre Lemercier ; il ne lui suffisait pas d’avoir conquis dix royaumes, il eût voulu conquérir Chateaubriand. de l'agriculture (Mouvement). Zoom Moins. réductions atteignent dès à présent et menacent, pour l'an prochain, Quelle est l’idée principale de son discours ? Entre deux guerres, il creusait des canaux, il perçait des routes, il dotait des théâtres, il enrichissait des académies, il provoquait des découvertes, il fondait des monuments grandioses, ou bien il rédigeait des codes dans un salon des Tuileries, et il querellait ses conseillers d’État jusqu’à ce qu’il eût réussi à substituer, dans quelque texte de loi, aux routines de la procédure, la raison suprême et naïve du génie. Le lendemain des batailles, il avait avec eux de ces grands dialogues qui commentent superbement les grandes actions et qui transforment l’histoire en épopée. Encore quelques mots, Messieurs, encore quelques instants de votre bienveillante attention, et j’ai fini. reste, avec une extrême réserve. du bien-être intellectuel. vandalisme dans le Gouvernement ! Je l’ignore, mais cela est. Après avoir traversé tous ces livres, après avoir monté et descendu la double échelle, construite par lui-même pour lui seul peut-être, à l’aide de laquelle ce penseur plongeait dans l’enfer ou pénétrait dans le ciel, il est impossible, Messieurs, de ne pas se sentir au cœur une sympathie sincère pour cette noble et travailleuse intelligence qui, sans se rebuter, a courageusement, essayé tant d’idées à ce superbe goût français si difficile à satisfaire ; philosophe selon Voltaire, qui a été parfois un poëte selon Shakspeare ; écrivain précurseur qui dédiait des épopées à Dante à l’époque où Dorat refleurissait sous le nom de Demoustiers ; esprit à la vaste envergure, qui a tout à la fois une aile dans la tragédie primitive et une aile dans la comédie révolutionnaire, qui touche par Agamemnon au poëte de Prométhée et par Pinto au poëte de Figaro. La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. sérieuse ; cependant il m’est impossible de ne pas lui soumettre une Discours de VICTOR HUGO, 15 janvier 1850, contre le projet de loi Falloux J'aborde immédiatement la question dans sa réalité positive actuelle. II y a deux cent trente ans que l’astronome Jean Fabricius a trouvé des taches dans le soleil ; il y a deux mille deux cents ans que le grammairien Zoïle en avait trouvé dans Homère. Cette « présomption de compétences » a fait voler les hiérarchies en éclats. parmi les institutions libérales, il faudrait multiplier les écoles, M. Lemercier fit jouer Agamemnon dans l’année d’Arcole et de Lodi, et Pinto dans l’année de Marengo. Dans la civilisation actuelle deux domaines relèvent de vous, le domaine intellectuel et le domaine moral. Sieyès laissé dans l’ombre et Danton peut-être excepté, il n’y avait donc pas d’hommes du premier ordre, pas d’intelligences capitales dans la Convention ; mais il y avait de grandes passions, de grandes luttes, de grands éclairs, de grands fantômes. Discours à l'Assemblée nationale (1848-1871) Victor Hugo, l'homme océan (Bibliothèque nationale de France) qui suis-je ? savez-vous ce qu'on pourrait dire ? Ce document a été mis à jour le 08/03/2007 Discours de Victor Hugo sur la misère du peuple à l’Assemblée nationale législative, 9 juillet 1849 : « Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère.
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